Les voeux du bourgmestre. Mesdames et Messieurs, A l’heure où certains bafouent sans vergogne nos libertés en propageant la peur, il est, je pense, impératif de remettre à l’honneur le respect de l’autorité. Pas le respect bête et servile à une autorité totalitaire. Non, tout simplement, le respect à cette autorité qui régit la vie en communauté En effet, la vie en communauté, la vie en société est un grand jeu de rôle où chacun, quel qu’il soit, quel que soit son rôle, petit ou grand, doit respecter des règles. Sans ce respect élémentaire des règles, rien n’est possible. C’est le règne du chaos.

Mesdames et Messieurs,
A l’heure où certains bafouent sans vergogne nos libertés en propageant la peur, il est, je pense, impératif de remettre à l’honneur le respect de l’autorité.
Pas le respect bête et servile à une autorité totalitaire.
Non, tout simplement, le respect à cette autorité qui régit la vie en communauté
En effet, la vie en communauté, la vie en société est un grand jeu de rôle où chacun, quel qu’il soit, quel que soit son rôle, petit ou grand, doit  respecter des règles.
Sans ce respect élémentaire des règles, rien n’est possible.
C’est le règne du chaos.
Evidemment, ici à Gedinne, nous ne sommes bien heureusement pas confrontés aux extrémités de ce chaos que sont ces lâches attentats perpétrés par des hommes et des femmes qui sèment la terreur un peu partout dans le monde.
Non, mais c’est justement parce que nous sommes heureusement préservés de ce chaos,  que, je pense, que nous nous devons d’être attentifs à propager autour de nous, et plus particulièrement, auprès des jeunes générations qui nous suivent et surtout qui nous regardent, un message de respect des règles de la vie en communauté.
Nous devons, je pense, en autre, remettre à niveau « droits » et « devoirs ».
Tout simplement, tout naturellement.
Si les « droits » des uns et des autres, les « droits » de chacun de nous sont bien sûr « choses sacrées », il doit cependant en être de même de nos « devoirs » ; et il ne faudrait pas être montré du doigt quand on se met à parler de « devoirs », sans devenir le méchant qui ose parler par exemple « de devoir respecter des horaires » ou « de devoir respecter la hiérarchie » ou que sais-je encore.
Pourtant, par exemple donc, quoi de plus normal que de respecter les horaires, par exemple, de commencer à l’heure et de terminer à l’heure.
Attention, j’ai bien dit « quoi de plus normal», et non pas « quoi de plus naturel » !
En effet, il faut bien l’admettre, respecter des règles et plus particulièrement des horaires peut sembler être quelque part, une atteinte à la liberté, être quelque chose de « contre nature ».
Je suis d’ailleurs à ce niveau (et sans doute à d’autres niveaux), et je vous demande de m’en excuser,  un bien mauvais exemple à ne pas suivre.  Vous le savez, j’ai difficile à arriver à l’heure.  Mais, par contre, j’admets de me faire remettre au pas, de me faire réprimander sur le sujet.  Car je sais que ne pas respecter un horaire est une atteinte aux règles les plus élémentaires de la vie en société.
Aussi inconvenant par exemple que de se garer sur des zones piétonnes, ne fût-ce que pour quelques secondes….
Et donc, cette année, … comme chaque année d’ailleurs…, je me suis promis en inscrivant mon premier rendez-vous dans mon beau nouvel agenda que je serais à l’heure à chacun de mes rendez-vous des douze mois à venir…  Qui vivra verra…
J’espère que vous me suivrez tous dans cette démarche du respect des horaires.  Pour la majorité d’entre vous, je sais que ça ne posera aucun problème.  Par contre, pour d’autres, il faudra comme moi, se faire un peu violence …
….
Je parlais également tantôt du respect de la hiérarchie.
Eh oui, encore plus que le respect des horaires, le respect de la hiérarchie est primordial dans toute vie en communauté.
Il me semble en effet par exemple évident, que Monsieur X ou Madame Y doive respecter le policier dans la rue, que ce policier doive lui, respecter son supérieur direct, et que celui-ci doive lui aussi, respecter son propre supérieur, etc, etc.
Idem évident que l’élève (et ses parents) doive respecter son instituteur, que cet instituteur doive de son côté, respecter sa direction et son PO, son pouvoir organisateur, et que ce PO doive respecter les circulaires de la Communauté Française, etc, etc
Je pourrais donner des tas d’autres exemples qui nous touchent peu ou prou… tant au niveau de notre fonction, de notre poste au sein de l’institution communale que de notre vie privée.
Evident donc ce « Devoir de respect de la hiérarchie »…
Evident … mais pourtant, pas toujours appliqué.
Pas toujours appliqué peut-être à cause d’un certain laxisme qui peu à peu s’est imposé de manière générale dans notre société post-soixante-huitarde. Eh oui donc, un respect de la hiérarchie pas toujours appliqué sans doute du fait, sinon d’un manque d’un minimum de répression, en tous cas du fait d’un manque d’un minimum de rappel à l’ordre.
Mais tout en sachant que ce rappel à l’ordre ne doit pas brider l’esprit d’initiative.
Pas facile alors à faire la part des choses…
Pas facile à placer les limites de ce qui est permis et de ce qui ne l’est pas, car d’un autre côté, nous le savons, pour qu’une société évolue, elle a besoin plus que de toutes autres choses, que chacun puisse faire preuve d’esprit d’initiative.
C’est en effet, cette constante évolution de la société par un esprit d’initiative non bridé qui seule peut la préserver de cette explosion d’excès que constitue une révolution.
Heureusement, ici à Gedinne, nous avons de la chance car je pense pouvoir dire que l’esprit d’initiative est quelque chose qui caractérise parfaitement notre commune.
Sans cesse, dans notre commune, de nouveaux projets voient en effet le jour tant au niveau purement communal qu’au niveau associatif.
Et il me semble que sans cesse et de plus en plus, notre Commune se démarque positivement des autres communes, justement grâce à ce dynamisme non bridé.
Et cela, entre autre grâce à vous et grâce à votre travail qui crée au jour le jour ce terreau dans lequel tant de belles initiatives peuvent voir le jour et se développer.
Je vous en remercie.
Très sincèrement.
Et je ne peux que vous encourager à continuer à travailler de cette manière, dans cette voie ; avec enthousiasme et dynamisme, avec joie et originalité.
Pour le reste, et avant de congratuler deux de vos anciennes collègues, Chantale et Danielle, j’aimerais faire avec vous un rapide tour d’horizon de ce qui attend notre commune en 2017.
L’année qui commence verra pas mal de changements.
De manière purement administrative, outre la mise à la disposition des membres de nos fabriques d’église d’un logiciel comptable visant à leur rendre la tâche plus aisée lors de l’élaboration de leurs comptes et budgets, mais aussi à rendre de facto plus facile le travail de tutelle sur les FE qui nous est maintenant imposé par la Région Wallonne, cette année verra sans doute également la mise en place, autre défi administratif de taille, (désolé Ginette) d’une Régie Communale Autonome qui gérera administrativement les installations sportives et touristiques de la commune ; ce qui permettra (surtout dirais-je) de récupérer la TVA sur les investissements de ces dernières années.  Et donc, pas mal d’argent en jeu … Ceci expliquant cela…
2017 verra également changer peu à peu le site de l’ex-Lycée de la Communauté française. Comme vous l’avez peut-être lu dans le BIC, la commune va tout prochainement y devenir propriétaire du hall de gym.  Ce qui permettra d’enfin lancer une partie des travaux de réaffectation de ce site.  Il est à noter qu’ensuite, la voirie reliant la rue de la Croisette et la rue Fonte Voie et qui dessert le site, passera sous le giron communal ; ce qui permettra ainsi de bien séparer le nouveau site communal du site de l’école fondamentale de la Communauté française.
Changement important également et surtout attendu depuis plus de 10 ans : l’agrandissement de notre zoning industriel communal à la gare; et ce donc, après pas loin de 10 longues années d’une procédure dont la durée est en contradiction totale avec les discours régionaux wallons vantant une volonté politique hyper-dynamique. Mais ne boudons pas notre bonheur, soyons positifs et accueillons avec intérêts les premières demandes d’achats d’emplacements qui commencent déjà à nous arriver d’entrepreneurs gedinnois …
Autre changements annoncés mais ceux-là pas uniquement gedinnois ; d’une part, celui du poste de commandement de la zone de secours Dinaphi ; et d’autre part, celui du chef de la zone de police Houille-Semois.  Avec à chaque fois, j’imagine, une certaine réforme propre aux nouveaux venus.  Là aussi, qui vivra verra…
Pour ma part, si au niveau de la zone de secours, j’espère pouvoir continuer à faire passer ma manière de voir la mise en commun des forces vives des différentes casernes, au niveau de la zone de police, j’espère parvenir à mettre en place un suivi coordonné des contacts entre la commune et la police ; et ce particulièrement pour tout ce qui touche au respect de l’environnement et des règles de  la vie en communauté ; histoire de donner un sens à l’expression « le bourgmestre est le chef de la police » que l’on me bassine à longueur d’année.
L’année 2017 sera également, bien évidemment, une année de travaux.
En effet, vous le savez sans doute, pour certains d’entre vous par votre participation aux différentes commissions communales, gestion participative oblige, ou pour d’autres par votre poste au sein de l’institution communale, pas mal de dossiers conséquents sont à l’étude dont certains vont se concrétiser cette année.
C’est ainsi que le travail de la CLDR va enfin produire ses effets en 2017 par la réalisation de notre première fiche du PCDR dont le montant de près de 600.000 € subsidiés en partie par la Région Wallonne porte, je vous le rappelle, sur l’aménagement sécuritaire et convivial d’une vingtaine d’entrées de village.  Encore l’une ou l’autre réunion de travail puis le cahier des charges sera enfin soumis pour approbation au conseil communal.
Autre dossier important tant en terme de nécessité et d’urgence, qu’en terme de coût des travaux : l’aménagement du bâtiment des maternelles, du réfectoire et de la cour de récréation de l‘école de Patignies.  Pour ceux qui ont eu la chance de voir les plans de l’avant-projet du site « revisité » … pour employer un terme à la mode dans les émissions de téléréalité … revisité donc par les services de l’Inasep, le constat est unanime : cela sera très beau et très adapté aux besoins de cette implantation de notre enseignement communal.  Plus qu’à attendre le permis d’urbanisme, le CSC, la promesse de subsides du ministre, etc, etc  La machine est en route.  Le chemin administratif est encore relativement long avant les premiers coups de pelle mais ça avance, ça avance bien.  Et ça avance surtout très positivement au niveau du pouvoir subsidiant qui nous est … très très favorable.  Ca fait du bien de sentir, pour une fois aurais-je tendance à dire, qu’en certains lieux et bureaux, nos petites communes et leurs petites implantations scolaires tiennent une place de choix. Que ces fonctionnaires qui nous sont acquis en soient tout particulièrement remerciés…
Et justement, vu ces délais particulièrement longs, nous avons déjà relancé un nouveau dossier au niveau du Plan Prioritaire des Travaux de la Communauté française, le PPT, ce plan qui vise à subsidier des travaux jugés utiles et nécessaires dans les écoles de la Région Wallonne.  Nous avons en effet déjà commencé à étudier la reconversion du local actuel de la Maison de l’Emploi qui est vouée à déménager vers l’ex-Lycée, en classes supplémentaires pour l’implantation gedinnoise de notre école communale.  Avec à nouveau, dès le début, super, les feux au vert au niveau des instances administratives et techniques de la CF.
Je pourrais encore vous parler d’un tas d’autres dossiers comme par exemple celui de l’extension de la Maison communale ou de de celui du futur Plan Communal de Mobilité ou encore du futur PAED, ce plan d’actions qui vise, dans le cadre de la « Convention des Maires » que notre commune a signé dans une quasi indifférence médiatique, à pousser notre commune à être moins consommatrice d’énergie. Je vous rappelle à cette occasion que peut-être certains de vous, n’ont pas encore rentré le questionnaire POLLEC disponible sur le site communal ; pour ceux qui l’ont zappé, ce questionnaire POLLEC qui se trouvait également dans le dernier BIC doit nous aider à établir une photographie énergétique de la commune dans le cadre de ce PAED.
J’aurais donc pu continuer à vous parler longtemps de votre commune, mais il me fallait faire des choix pour ne pas vous assommer, voire vous endormir avec un discours à nouveau un tantinet trop long.  Comme chaque année… Veuillez m’en excuser…
Pourtant, dieu sait si j’aime parler de ces dossiers, de ces réalisations qui changent peu à peu notre commune, de ces projets qui visent à améliorer le futur de notre jeunesse, de ces travaux successifs qui ont conduit à cette rénovation urbaine du centre de Gedinne, rénovation qui se terminera d’ailleurs plus ou moins, par la construction à côté de la Plaine de jeux de la Rue des Battys, de cet espace de sports de rue, un projet non pas simplement sportif, mais surtout un projet social d’intégration et d’occupation de notre jeunesse.
Bref, vous le sentez, je suis fier du travail que nous accomplissons ensemble.
Grâce à vous, je pense pouvoir dire que notre commune rayonne.
Et qu’elle sort de plus en plus d’un certain anonymat compréhensible vu notre situation géographique particulièrement excentrée.
Preuve en est ces 32.000 visiteurs qui sont montés en haut de la Tour du Millénaire sur la seule année 2016 ou encore ces quelques 5 ou 6.000 visiteurs qui viennent maintenant de plus en plus loin pour visiter notre Centre d’Interprétation… Ou encore ces écoles de plus en plus nombreuses qui viennent passer quelques jours aux Arpents Verts, notre centre de Classes Vertes.
Ou encore, petit scoop tout frais de deux ou trois jours, la nomination de l’école de Sart-Custinne pour (peut-être ? l’école est en tous cas invitée à la réception) pour peut-être donc, recevoir le prix de la « Promotion du Fair-Play » remis par le conseil d’administration du Panathlon Wallonie-Bruxelles en présence du Ministre fédéral François Bellot.
Le prix de la « Promotion du Fair-Play »!  Pas moins que cela.
Cette récompense irait idéalement dans le sens de ce dont je parlais en début de ce discours ; c’est-à-dire dans le sens du respect de l’autre qui devrais régir chacun de nos gestes tout au long de cette année 2017… et des suivantes bien évidemment.
M&M, pour m’avoir écouté aussi longuement et pour votre travail au sein de l’institution communale, je vous remercie de tout cœur et vous souhaite une super belle année 2017.
Merci.

Discours du Relais Sacré

Mesdames et Messieurs,

La 1ère guerre mondiale n’a pas débuté le 28 juin 1914 à Sarajevo.

Tout comme la seconde n’a pas débuté le 10 mai 40 par la rapide entrée des troupes allemandes dans notre pays, ni en janvier 1933 quand Hitler devint chancelier d’une Allemagne financièrement et économiquement à genoux.

Non, Mesdames et Messieurs, je pense qu’il est quasi impossible de fixer le point de départ d’une guerre. 

verdun-visions-d-histoire-1928-01-gCe serait par exemple, donner beaucoup trop de poids à l’acte isolé d’un simple étudiant serbe que de le rendre responsable des 18 millions de morts de la Grande Guerre.

Une guerre est en effet, nous le savons, ou du moins nous devrions tous nous en souvenir,  le résultat d’une foultitude de conjonctions de faits et gestes bien antérieurs aux premiers coups de canon.

Des faits et gestes, nous pouvons en être sûrs, savamment orchestrés par certains et donc,  certainement ni anodins ni aléatoires…

En fait, une guerre est le résultat de mois et de mois, que dis-je, d’années d’informations contradictoires, de désinformation, de populisme, de slogans et de discours primaires chaque jour subtilement un peu plus haineux, un peu plus manichéens… Lire la suite

Les vœux du Bourgmestre – « Je vous souhaite des passions ; je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns» (Brel)

popeye« Mesdames  et Messieurs,

Les épinards sont réputés pour leur teneur en fer et les parents se sont longtemps évertués à en faire manger à leurs enfants en s’appuyant sur Popeye qui tirait sa force de ces fameux légumes verts. Or la teneur en fer des épinards est loin d’être exceptionnelle. Eh oui, selon les dernières données scientifiques, 100 grammes d’épinards frais contiennent à peine 3 milligrammes de fer. Ce n’est pas trop mal mais nettement moins bien que les lentilles, les œufs, les fruits de mer ou surtout que la viande.

Alors d’où vient cette idée reçue?  Il semblerait que l’origine de cette légende incombe à un nutritionniste allemand, M. von Wolf qui évaluait en 1870 la composition nutritionnelle des aliments. Au lieu d’écrire que les épinards contenaient 2,7 mg de fer pour 100 g, il a écrit 27 mg de fer pour 100 g.  Dix fois de trop !

Quelques années plus tard, un chercheur, Gustav von Bunge, en remit une couche en attribuant erronément le taux de fer dans les épinards séchés à celui dans les épinards frais. Lire la suite

Relais sacré – Le discours du Bourgmestre

relais sacré

« Mesdames et Messieurs,

La plupart d’entre nous n’ont jamais entendu le bruit d’un canon. Et c’est heureux.

Et nous n’avons jamais entendu, vous et moi, le crépitement des fusils et des mitraillettes qui tuent.

Et le silence qui s’ensuit.

Et nous n’avons jamais entendu, Mesdames et Messieurs, les bruits des bottes et les pleurs d’un enfant perdu dans la folie d’une rafle hurlante et furieuse.

Non, nous ne connaissons au final, de la guerre que des bouts de films dans des documentaires et que les souvenirs tout naturellement de plus en plus ténus de nos quelques anciens….

Pas facile dès lors de mesurer la grandeur du sacrifice ultime de ceux-là en la mémoire desquels nous sommes réunis ce matin.

Pas facile non plus d’imaginer, vous et moi, ce que serait notre vie aujourd’hui si l’histoire s’était écrite autrement ; si un terme n’avait pu être mis à cette immonde barbarie qui à l’époque, enflammait la terre entière. Lire la suite

Relais Sacré: discours du bourgmestre

colombe de la paixMesdames et Messieurs,

Pourquoi ? Pourquoi depuis la nuit des temps, depuis que le monde est monde, pourquoi toutes ces guerres, pourquoi tous ces morts fussent-ils civils ou militaires, hommes, femmes ou enfants ?
Pourquoi, Mesdames et Messieurs, depuis aussi longtemps que l’on s’en souvienne, l’histoire des hommes est-elle ainsi ponctuée de massacres, de tueries plus sauvages et cruelles les unes que les autres ?
Oui, Mesdames et Messieurs, pourquoi ces guerres qui transforment en ennemis implacables des hommes vivant de part et d’autre d’une simple séparation imaginaire ; séparation imaginaire appelée indifféremment frontière ou rideau de fer ou encore mur de la honte.
D’aucuns expliqueront ces conflits sous l’angle économique, d’autres pointeront des raisons historiques, ou géopolitiques ou encore religieuses.
Le problème est complexe et la réponse l’est bien évidemment tout autant ; certainement pas blanche ou noire, absolument pas manichéenne.
Mais la raison première est à mon sens principalement à chercher dans l’homme lui-même, dans les fondements premiers de la nature humaine.
Dans cette nature humaine capable de si grandes et belles choses ; mais malheureusement capables aussi de si grandes déraisons.
Eh oui, cette faculté que nous avons tous, peu ou prou, à nous enflammer de manière égoïste à la moindre contrariété, au moindre désaccord, est sans nul doute la source première de tous les maux de la terre.
Car cette prédisposition au conflit qui caractérise la nature humaine, ramenée à l’échelle d’un pays entier et savamment utilisée par d’habiles meneurs d’hommes, cette prédisposition négative de notre nature humaine, permet à ceux-là, machiavéliques manipulateurs de conscience, de mettre en route des nations entières vers des extrémités telles que celles que nous commémorons en cette matinée du Relais Sacré.
Plus particulièrement cette année, vous le savez, nous commémorons le centenaire du début de celle qui devait être la « Der des der »
La « Der des der » !! Une expression aussi risible qu’indécente sans doute inventée dans le cerveau tordu d’un de ces manipulateurs de conscience dont je parlais il y a quelques instants.
La « Der des der ». Un prétexte pour une boucherie innommable dont chacun connaît maintenant un peu mieux les détails grâce aux nombreuses expositions, conférences et émissions qui nous ont été proposées tant à l’échelle nationale qu’à l’échelle locale.
Une boucherie innommable qui de plus, nous le savons maintenant et ils le savaient croyez m’en à l’époque en l’initiant, n’aura pas été la « Der des der ».
Car quelques 30 années après, c’était reparti. Le monde entier se ré-enflammait.
Il est clair que ce matin, nous ne trouverons pas la solution miracle à tous les maux de la terre. Ce serait trop facile.
Nous sommes plutôt ici pour réfléchir à tous ces conflits, passés, actuels et malheureusement à venir.
Nous sommes ici rassemblés devant le monument à nos morts pour réactiver en chacun de nous ce processus d’introspection qui devrait nous aider à nous contenir au quotidien et que nous devrions relancer à chaque fois que nous sentons vaciller le monde autour de nous.
Mais bien évidemment, nous sommes également ici pour nous recueillir plus particulièrement en la mémoire des victimes de nos villages.
Les victimes civiles et militaires des deux derniers conflits mondiaux, mais aussi, bien que le temps les a purement effacés de notre mémoire collective, les victimes des autres conflits qui ont traversé et enflammé nos villages au cours des siècles passés…
En leur mémoire, en la mémoire de leurs années de vie perdue, en la mémoire de ces matins qu’ils n’auront pas connus, offrons-leur une journée de notre vie à essayer de nous contenir, offrons-leur une journée de paix intérieure.
Vous en conviendrez, ma prière n’est pas démesurée.
Oui, vraiment Mesdames et Messieurs, offrons-leur une journée de paix pour que peut-être, de là-haut, ils se disent que leur sacrifice n’aura pas été vain.
Merci pour eux.

SDER: position du Conseil Communal de Gedinne

Position négative de la Commune sur la proposition de révision du SDER  (texte proposé au vote par le Bourgmestre et accepté à l’unanimité au cours de la séance du Conseil Communal du jeudi 30 janvier 2014 )

De manière générale ce document est basé sur une analyse théorique de la ruralité, analyse inappropriée à la réalité de notre commune.  Par exemple:

Non, notre commune n’est pas confrontée à un réel problème d’éparpillement de l’habitat; la typologie de notre commune « forêt – champs -pâture – VILLAGE – pâture – champs – forêt – etc  » ne le permet d’ailleurs pas. 

Non, notre commune ne présente pas un excès de voiries comme c’est peut-être le cas dans d’autres régions de Wallonie. 

Non, le covoiturage pour partir au travail n’est pas une solution significative aux problèmes de mobilité d’une zone rurale comme la nôtre. 

Etc.

La ruralité décrite dans le SDER sous la forme qui nous est présentée, nous semble plus correspondre à la ruralité de zones dortoirs proches de villes telles que Namur et Bruxelles.  Et par là, les pistes de solutions proposées dans le document sont également inappropriées.

 De manière plus particulière, nous souhaitons:

– que Gedinne soit reprise comme Point d’appui touristique au même titre que le sont Daverdisse et Vresse-sur-Semois;

– que Gedinne soit reprise de manière précise dans une des zones rurales transfrontalières;

– qu’avant l’adoption du SDER, chaque village de notre commune soit clairement classifié selon les notions définies dans le SDER: bassin de vie, noyaux d’habitat, territoire central ou territoire rural, etc… et non après son adoption.  On nous demande en fait « d’acheter un chat dans un sac »; 

– que le paragraphe page 56 traitant des « forêts d’Ardenne » ainsi que le plan page 57 soient corrigés: Gedinne ne faisant pas partie du massif forestier « La vallée de la Semois », mais bien du massif forestier « La forêt de la Semois et de la Houille » (cf. www.lesforetsdardenne.be );

– que de vraies solutions soient proposées pour résoudre réellement le problème de l’habitat permanent.  En page 17, il est écrit: « Le phénomène de l’habitat à titre permanent doit être maîtrisé et géré.  Les conditions de vie doivent y être améliorés dans les limites d’intervention des pouvoirs publics, tout en évitant que ce phénomène ne s’amplifie ».  Or pour rappel, la notion «habitat permanent» vise l’habitat permanent dans des zones qui n’y sont pas destinées, à savoir principalement des zones de loisirs ou des zones non-constructibles, des zones qui ne sont pas prévues pour une occupation permanente.  Le SDER n’apporte aucune solution d’avenir aux citoyens habitant dans de telles zones interdites à l’habitat;

– qu’au niveau des transports publics dans des zones rurales comme la nôtre, de vraies solutions de mobilité financées de manière réellement significative par les pouvoirs publics régionaux, soient décrites dans le SDER;

– que le SDER souligne la nécessité d’aider les dernières écoles de village existant dans des régions rurales comme la nôtre; le SDER dans sa forme actuelle signant à terme la mort des petites écoles de village (cf. page 51 « Le développement des villages centraux et des bourgs où seront rassemblés les services de proximité: écoles, commerces, administrations…doit se faire au bénéfice des territoires ruraux grâce à une rationalisation des chaînes de déplacement »).

– que le SDER, tout en veillant à la préservation de la nature, doit permettre une gestion de la forêt produisant les revenus nécessaires à l’avenir économique de communes forestières comme la nôtre; une gestion adaptée aux besoins actuels tant quantitatifs que qualitatifs de la filière bois (qui rappelons-le, est un des piliers économiques majeurs du sud de la Région Wallonne);

 Notre « Non » est donc un « Non constructif » dans l’attente de la prise en considération de notre réalité rurale et forestière et de la modification du SDER en conséquence.

Relais Sacré 2013 – « Puissent tous les hommes se souvenir qu’ils sont frères » Voltaire

 

expo Traces 11 2013 - 1« Mesdames et Messieurs,

Dans notre centre d’interprétation de la Maison Languillier, à quelques pas d’ici, je vous invite à aller visiter l’exposition “Traces 1939-1945 – Lieux de Barbarie”.  Cette exposition itinérante est l’œuvre de l’A.S.B.L. Territoires de la Mémoire.  Elle vise à rappeler à chacun la barbarie des camps de la mort nazis de la 2ème guerre mondiale.  Dans un an, à la même époque,  ce sera la 1ère guerre mondiale qui fera l’objet  d’une exposition dans ce nouvel espace culturel et de mémoire qu’est désormais la Maison Languillier.

Pour certains de telles expositions n’ont plus leur raison d’être, ceux-là pensant que de telles atrocités, les tranchées de la Marne ou les camps de la mort, sont d’une autre époque.  Qu’il n’y a pas de risques ou de raisons que nous soyons un jour replongés dans de tels cauchemars. Lire la suite

Lundi 3 décembre 2012 – Installation du nouveau conseil communal

Ce lundi 3 décembre, le nouveau conseil communal de notre commune a été officiellement installé.

De gauche à droite sur la photo: Julien Grandjean (Président du conseil communal); Pierre Lamotte; Xavier Michaux, Pascale Lallemand; Etienne Marchal (3ème échevin); Pierre Rolin (1er échevin); Jean-François Collaux; Chantal Bay; Vincent Massinon (Bourgmestre); Daniel Normand (2ème échevin);  Sylvianne Simon (Présidente du CPAS);  Véronique Léonard; Stéphanie Gendarme; Noël Suray; Géraldine Arnould.

Discours du bourgmestre en fin de séance d’installation du nouveau conseil communal

« Mesdames et messieurs présents ici ce soir,
Mesdames et messieurs les élus installés ce soir,

En ma qualité, non plus de Président de cette assemblée, le titre en ayant été attribué à notre ami Julien, mais bien en ma qualité de bourgmestre de notre commune, permettez moi de conclure brièvement cette cérémonie fort protocolaire et fort administrative, par quelques mots que je voudrais empreints de sérénité. Lire la suite

Le CPAS fête Anne Philippe et Annie Cornile à l’occasion de leur mise à la pension

Discours de Sylvianne Simon – Présidente du CPAS –  à Anne et Annie du service « Repas à domicile » à l’occasion de leur mise à la retraite
« Cela devient maintenant une habitude les discours de mise à la pension.
Eh oui, aujourd’hui, nous fêtons la mise à la retraite de nos 2 globbe-trotters des repas.  Tous les jours depuis juin 1989, par tous les temps, 6 jours sur sept, elles sillonnaient notre commune avec la camionnette du CPAS pour ravitailler nos personnes âgées, seules, malades…

Elles ont connu, si je ne m’abuse, 4 présidents : Messieurs Philippe Suray, Luc Bayonnet en intermède, Félicien Grandjean et enfin pour finir une femme.
Dans le même ordre d’idée, elles ont eu à faire avec 4 ou 5 secrétaires : Alain Binet, Maryse Deman faisant fonction et pensionnée en tant qu’AS il y a  un peu plus d’un an, Nadine Vanlishout , Christelle Englebert partie pour d’autres cieux il y a un an et demi et l’actuelle faisant fonction Mélanie Willemme.
J’en viens maintenant à nos deux jubilaires à proprement parler.  Lire la suite

Relais sacré 2011 – Discours du bourgmestre.

« Mesdames et Messieurs,
Aujourd’hui est  jour de paix, de recueillement et de souvenir…

Aujourd’hui est aussi et surtout,  jour de mémoire… Une mémoire à raviver sans cesse, à l’image de ce flambeau sacré que nous ravivons ensemble chaque année en mémoire et en l’honneur de ceux dont les noms sont écrits sur les monuments aux morts de nos villages …  Lire la suite