Dimanche 7 novembre : cérémonie du Relais sacré

« Elle s’appelait Sarah »… (Discours du bourgmestre)

« Elle s’appelait Sarah », Mesdames et Messieurs, c’est un film actuellement à l’affiche dans les salles de cinéma de France et de Belgique.Pas loin de 500.000 entrées après seulement quelques semaines…

Pas loin de 500.000 entrées pour un film parlant de la rafle du Vélodrome d’Hiver  à Paris en juillet 42…

Cet engouement populaire pour ce film nous prouve à suffisance que, 70 ans après, beaucoup d’entre nous, restent fort heureusement interpellés par cette boucherie innommable que fût la guerre 40-45.

Soixante millions de morts faut-il le rappeler !

Soixante millions de morts, Mesdames et Messieurs, ce sont deux millions de monuments comme celui qui est devant vous !

Proprement, absolument inconcevable…

En effet, comment pourrions-nous aujourd’hui, nous qui vivons en situation de paix depuis maintenant 65 ans, comment pourrions-nous imaginer ce que représentent soixante millions de victimes de guerre?

Je le répète, absolument inconcevable…

Et pourtant, nous nous devons de faire l’effort d’essayer d’imaginer ce que fût cette guerre, et ce que furent toutes celles qui l’ont précédée.

Faire l’effort d’essayer d’imaginer …pour essayer d’en mesurer toute l’horreur, pour essayer d’en mesurer toute « l’inhumanité ».

Et surtout pour nous rappeler d’être vigilant, … d’être sans cesse vigilant car … la bête est toujours là.

En fait, elle sera toujours là, elle sera malheureusement toujours là, se nourrissant de la jalousie de certains, de la méchanceté d’autres et n’attendant pour sortir de l’ombre, que les discours faciles et trompeurs des populistes de tous bords.

Oui, la bête est là, en nous… Homo homini lupus , l’homme est un loup pour l’homme…

C’est donc à nous d’essayer de la contenir, la bête, d’essayer de la dompter, en fait d’essayer de nous connaître nous-même par un travail de mémoire personnel à remettre sans cesse sur le métier…

Un travail de mémoire comme celui qui a commencé très tôt ce matin au départ de Bohan, Alle sur Semois, Louette Saint-Pierre et Willerzie…et qui nous a conduit devant ce monument.

 

« Elle s’appelait Sarah », Mesdames et Messieurs …

Et eux, eux dont les noms sont gravés sur ce monument, ils s’appelaient « Edouard », « Simon », « Raymond », « Félix », etc…   Et eux aussi, ils imaginaient « le monde entier vivant dans la paix »…

Mesdames et Messieurs , merci d’avoir pour eux, une vraie pensée sincère et profonde en cette journée dédiée à la Mémoire…

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