Discours d’inauguration de la crèche – BIC 11/2010

Mesdames et Messieurs,  dans la vie de tout un chacun, il ya des moments qui comptent. Il y a bien sûr les « premières fois » : les premiers pas, le premier bisou à la copine de classe dans la cour de récréation, la « première fois », etc.   Et il y a également les choses que l’on ne fait qu’une fois dans sa vie : une croisière sur le Nil, un saut en élastique et pour ma part, aujourd’hui, ce 21 octobre 2010, l’inauguration d’une crèche, ou plutôt devrai-je dire, d’une ME (Maison d’enfants).     Cette inauguration, correspond à la mise à disposition officielle de ce bâtiment au personnel d’Imaje, cette structure provinciale qui gère depuis maintenant une quinzaine d’années la crèche gedinnoise « Les Loupiots ».

Cette mise à disposition de locaux que, pour ma part, je trouve ma foi fort jolis, cette mise à disposition donc, s’inscrit dans la politique d’aide à l’enfance que notre commune développe  de manière intensive depuis de nombreuses années, cette législature l’ayant d’ailleurs quelque peu intensifié.

L’aide communale gedinnoise à l’enfance commence en fait très très tôt.

En fait, cette aide à l’enfance, elle commence à l’instant « t » car notre commune offre une prime de 125 € comme petit cadeau de bienvenue lors de la naissance d’un enfant sur le territoire communal.

 

Par la suite, cette aide à l’enfance ne faillira pas tout au long de la vie de cet enfant.

En effet, dès l’âge de quelques mois, Les Loupiots lui ouvrent  ses portes. 

Jusqu’il y a peu, c’était là-haut, à la rue de la Croisette, que les Loupiots accueillaient les bambins,  dans un local loué à la Communauté Française.  En fait, dans un RTG du nom des trois architectes belges Reubsaets, Thibaut et Gilles qui ont conçus dans les années 60 ces pavillons de constructions rapides pour les besoins de l’enseignement scolaire  et ce donc, en pleine période du Pacte scolaire et du Baby-boom. 

 

 

Ce pavillon RTG ne répondant plus aux normes de sécurité incendie et certainement encore moins aux normes PEB et de développement durable (le mot est à la mode), il a été décidé de réhabiliter le bâtiment dans lequel vous vous trouvez afin d’y déménager la MCAE.  Il est à noter, pour ceux qui ne connaissent pas l‘endroit que ce bâtiment était à l’origine l’arsenal des pompiers de Gedinne puis il est devenu par la suite l’atelier fer de notre service technique communal.

  Et donc, depuis quelques jours, c’est ici, en plein centre de Gedinne, que les mamans (ou les papas) déposent leur petit trésor et les confient à la garde des quatre puéricultrices d’Imaje.

Continuons maintenant notre petit voyage dans le temps avec comme fil conducteur, l’aide à l’enfance en  gedinnois…

Après la crèche, bien sûr, il y a le chemin de l’école.  Ecole maternelle puis primaire.

Sur notre commune, 3 réseaux coexistent et j’oserais dire, se complètent harmonieusement car réparti géographiquement sur le territoire de la commune sans trop de « doublettes ».  Abstraction faite des convictions religieuses des uns et des autres, convenons que l’école au village, fût-elle « libre » ou « communale » ou « de la Communauté » représente un atout pour le village en question et surtout une facilité pour les parents.

 

Quid de l’aide communale à ce niveau ?

Outre la gestion des 5 implantations de l’enseignement communal avec les frais de personnel et de fonctionnement qui en découlent, entre autre les frais de distribution des repas scolaires chauds depuis 3 ans, il y a l’accueil temps-libre mis en place et financé en grande partie au départ des caisses communales.  Cet accueil temps libre, c’est l’accueil des enfants dans chaque implantation des 3 réseaux dès « potron-minet » (6h30 du matin) et la garde de ceux-ci en fin de journée scolaire, je dirai « jusqu’à la  brune » pour rester dans les expressions françaises désuètes…

L’accueil temps libre, c’est aussi, comme ce jeudi, l’accueil des enfants le temps d’une journée pédagogique qui voit les instits’ déserter leur école pour une formation à l’extérieur.

Et l’accueil temps libre, c’est également une douzaine de semaines de stages pendant les vacances scolaires, stages organisés soit par l’ATL, soit par le CPAS en collaboration avec « Plaines et Santé », soit par l’ADSL (rien à voir avec internet !).

Et puis, sans entrer dans les détails, l’aide à l’enfance en gedinnois, ce sont de plus toutes ces aides financières et logistiques que notre Commune apporte aux nombreux clubs qui accueillent nos enfants quasi tout au long de l’année.  Tous ces clubs qui vivent un peu grâce à cette aide communale, mais bien sûr et surtout, grâce au travail de nombreux bénévoles et grâce à la présence des parents lors des différentes activités organisées par ces clubs.

Avant de passer à autre chose, je vais me permettre un rapide petit récapitulatif de cette aide communale à l’enfance via les chiffres de notre budget communal :

Prime à la naissance : 6.000 €

Participation du CPAS à la gestion de la crèche Les Loupiots : 20.000 €

Coût de l’accueil temps libre (décompte fait des subsides reçus) : 75.000 €

Coût de l’enseignement communal (évidemment hors frais de personnel subventionnés par la CF) : 190.000 €

Et donc au total, notre commune « investit » dans l’enfance pas loin de 300.000 € pour environ 600 petits gedinnois en-dessous de 12 ans, soit 500 € par an et par enfant en dessous de 12 ans !! 

Je pense que notre Commune n’a pas à rougir d’un tel constat, sinon peut-être … à rougir de fierté…

Avant de vous libérer, je tenais à vous remercier pour votre présence en ces lieux (alors qu’il y a match de foot à la télé !), à vous remercier Mme Goffaux coordinatrice ONE qui nous aura conseillé et accompagné durant toute la durée des travaux,  Mmes Tonon et Geogery, respectivement secrétaire générale et adjointe à la direction de l’intercommunale Imaje, Mmes Gendarme et Peron, respectivement doctoresse et infirmière ayant en charge notre crèche communale, Mme Copine, assistante sociale chargée de gérer les crèches de Gedinne, Bièvre et Vresse, Mmes les puéricultrices qui auront choisi toutes ces belles couleurs, Mme et Mrs les membres du Collège communal, Mme la secrétaire de notre CPAS, secrétaire faisant fonction j’entend, Gaëtan Evrard et son épouse Bénédicte qui sont les auteurs des jolis dessins apposés sur la façade de la crèche, ainsi que vous tous, membres du conseil communal et du conseil de l’action sociale.   

Merci donc pour votre présence.

Mais je tenais surtout à remercier, il faut rendre à César ce qui est à César, les artisans de ce bel ouvrage.

Outre les services de L’Inasep qui nous ont dessiné les plans de cette crèche, il y a bien évidemment les quelques entreprises privées qui ont œuvré sur le chantier : la menuiserie Christophe Léonard qui a posé les menuiseries extérieures et intérieures, l’entreprise de construction Jean-Michel Lenoir qui a réalisé les bétons et la chape isolée ainsi que le chauffagiste local Jean-François Lambot qui a raccordé l’installation de chauffage à notre réseau de chaleur urbain qui passe sous vos pieds. 

Mais il y bien sûr, je dis bien sûr pour vous qui les avez vu travailler sur le chantier pendant une dizaine de mois, il y a bien sûr tous nos ouvriers communaux.  Tous ou presque. 

Je me suis en effet amusé à essayer de faire le décompte de ceux qui auront travaillé sur le chantier.  Et je pense que tous (ou presque) auront mis leur pierre à l’édifice.  Des ouvriers attachés au nettoyage des villages qui auront déménagé l’ancien atelier fer aux ouvriers forestiers qui auront aidé à poser le gitage, de nos maçons qui auront par exemple créé et pavé les bien jolies terrasses extérieures  à nos menuisiers qui auront réalisé ces murs en ossature bois super isolés développement durable oblige, de notre service des eaux qui se sera occupé de l’installation des radiateurs et des sanitaires, à notre électricien et à notre ouvrier « fer » qui auront pour l’un réalisé toute l’installation électrique et pour l’autre fabriqué les bien belles barrières en fer que vous avez pu admirer à l’extérieur.

En fait, je pense que seuls les ouvriers de l’abattoir n’auront pas eu l’occasion de mettre la main à la pâte.  Et pour cause !  Pendant la même période, ils ont participé aux travaux de mise en conformité européennes de notre abattoir communal.

Eh oui, en même temps, ce seront 2 chantiers qui auront donné quelques cheveux blancs à notre chef des travaux qui aura dû bien souvent jongler entre crèche, abattoir et travaux d’entretien communaux ordinaires…

Et puis bien sûr, il y a eu notre « chef de chantier » Olivier qui aura géré cette transformation de A à Z, c’est-à-dire de la rédaction des CDC à la mise au point des dernières petites finitions, tels ces derniers petits porte-manteaux dont il me parlait encore ce matin.

Bref, un fameux travail d’équipe que je tenais à féliciter.

Merci à tous…

MASSINON Vincent

Bourgmestre, le jeudi 21 octobre