Lundi 3 décembre 2012 – Installation du nouveau conseil communal

Ce lundi 3 décembre, le nouveau conseil communal de notre commune a été officiellement installé.

De gauche à droite sur la photo: Julien Grandjean (Président du conseil communal); Pierre Lamotte; Xavier Michaux, Pascale Lallemand; Etienne Marchal (3ème échevin); Pierre Rolin (1er échevin); Jean-François Collaux; Chantal Bay; Vincent Massinon (Bourgmestre); Daniel Normand (2ème échevin);  Sylvianne Simon (Présidente du CPAS);  Véronique Léonard; Stéphanie Gendarme; Noël Suray; Géraldine Arnould.

Discours du bourgmestre en fin de séance d’installation du nouveau conseil communal

« Mesdames et messieurs présents ici ce soir,
Mesdames et messieurs les élus installés ce soir,

En ma qualité, non plus de Président de cette assemblée, le titre en ayant été attribué à notre ami Julien, mais bien en ma qualité de bourgmestre de notre commune, permettez moi de conclure brièvement cette cérémonie fort protocolaire et fort administrative, par quelques mots que je voudrais empreints de sérénité.
Empreints de sérénité car il est malheureusement, et j’insiste volontairement sur le terme « malheureusement », il est malheureusement un fait établi qu’une campagne électorale soit considérée par beaucoup comme une authentique campagne de guerre, que les candidats des autres listes deviennent dès lors peu à peu au cours des semaines pour certains, de réels ennemis et qu’au bout du compte, les résultats des élections soient qualifiés de « victoire » d’un camp contre l’autre…
Quel gâchis !
Quel gâchis oui, quel gâchis pour cette admirable possibilité d’expression démocratique que sont les élections communales, les seules élections d’ailleurs où l’électeur côtoie et connaît quasi chaque candidat.
En parfait utopiste que je suis et que je veux rester contre vents et marées, fussent-elles ces marées, guidées contre moi, je rêve, non pas de combats électoraux mais bien de combats d’idées, de débats d’idées, fussent-ils eux, des débats, chauds et virils.
Je veux donc oublier et j’ai donc déjà  oublié cette campagne électorale et surtout les quelques dérapages y associés, dérapages heureusement relativement minimes voire quelquefois risibles, pour me projeter dans ces 6 prochaines années de débats que j’imagine chauds et virils, et ce malgré la présence en notre assemblée de 6 représentantes de la gent féminine.
J’ose espérer qu’au cours de ces 6 prochaines années, nous aurons tous à l’idée que le 14 octobre dernier, nous avons été mandatés par nos pairs, non pas pour nous entretuer, non pas pour parler de nous et faire parler de nous, mais bien pour gérer notre commune, pour mettre à la disposition de notre commune nos capacités et connaissances et cela, chacun, en nos titres et qualités.
Et, j’aurais tendance à dire qu’au cours de ces 6 années à venir, notre commune aura malheureusement besoin de toutes nos énergies, à nous 15, de toutes nos énergies rassemblées, et non pas divisées.
En effet, demain, il semble évident que notre maxime nationale « l’union fait la force » de devra être appliquée avec force et détermination par chacun de nous dans le cadre de notre charge d’élus communaux.
Je ne vous apprendrai rien en vous disant que demain beaucoup plus qu’hier, les communes vont se retrouver confrontées à des charges financières augmentées et à des recettes en déliquescence.
Ces charges financières en augmentation sont bien évidemment celles liées aux frais d’entretien et de fonctionnement de notre commune, mais aussi et surtout celles, et cela  est nouveau, celles liées à l’augmentation des coûts de personnel due à la réforme des pensions et celles qu’engendrera inévitablement la réforme des zones de secours qui devrait cette fois être effective début 2014, c’est-à-dire demain…Quant à l’augmentation des dépenses sociales, je n’en parle même pas, tant elle me semble tomber sous le sens
Quant aux recettes, que seront-elles demain ?  Alors que nous semblons être cette fois, à l’aube d’une crise économique de réelle ampleur, crise économique que je pense malheureusement inévitable, car liée à ce changement d’équilibre de forces au niveau mondial, l’Europe devant dire à jamais, ou pour le moins pour longtemps, adieu, me semble-t-il, à un statut de puissance économique majeure.  Des modifications d’équilibre mondial et cela avec des conséquences même pour l’économie locale de communes rurales comme la nôtre.
En effet, il est clair qu’un immense jeu de dominos de restrictions économiques s’est mis en place depuis quelque temps : l’Europe doit se structurer, se restructurer, doit s’adapter, doit adapter ses dépenses ; les  pays membres de l’Union Européennes doivent dès lors assainir leurs finances et la Belgique doit donc en faire de même assainir ses finances à elle. Et de là,  les Régions et Communautés de notre pays doivent en faire de même.  Avec pour résultats, vous le savez et le constatez, des budgets régionaux difficiles à boucler car nécessitant de nombreuses coupes sombres.
Résultat programmé des courses, des possibilités de subsides régionaux clairement en berne.
Et pour preuve, je n’en veux que le constat suivant : le dernier appel à projet régional permettant à une commune de décrocher des subsides dans le cadre d’une action ministérielle ciblée, date d’un an tout rond.  C’était « le plan trottoir » du ministre Furlan.
Et depuis, nada, zut plus d’appels à projet et nos demandes de subsides en cours restent dans l’attente d’une réponse ministérielle positive.
Voilà donc pourquoi, Mesdames et Messieurs les élus mis en place ce soir, je vous propose 6 années de travail, 6 années pendant lesquelles il nous faudra être inventifs car l’argent régional et communal risque bien de faire défaut.
Mais, j’ose croire que ce sera dans l’adversité que nous donnerons vous et moi, le meilleur de nous même.
C’est je crois, ce que les électeurs gedinnois attendent de nous. »