Le départ de M. le Doyen et l’arrivée d’Anastas…

Dimanche dernier, ce fût le tour des paroisses de Gedinne, Houdremont, Louette Saint-Pierre et Louette Sint-Denis d’organiser une  petite fête, cette fois en l’honneur de M. le Doyen Dussart et de M. le curé Anastas… Une fête très sympathique et très humaine, orchestrée de main de maître par M. Dubois…

 

Discours du bourgmestre en la salle de la Tannerie

Mesdames et Messieurs,

 Si nous sommes réunis ici en cette très belle après-midi, c’est entre autre, pour dire un merci plein de sympathie et de chaleur à M. le Doyen Dussart et ce à l’occasion de son départ de notre commune. 

Je sais, M. le Doyen, vous ne nous quittez pas vraiment, vous n’arrêtez pas de me le dire depuis plusieurs mois.

Mais quand même, M. Le Doyen, il me semble que le presbytère, là-haut rue de Robio, ce n’est plus vous qui l’habitez depuis quelques temps.  Et il me semble qu’un autre locataire, qui ne vous ressemble pas vraiment, y a d’ailleurs pris ses quartiers.  Et donc, M. le Doyen, je peux dire en simplifiant la situation, que vous nous avez quitté en votre qualité de prêtre mais que vous ne nous avez pas quitté en votre qualité de Doyen.  En fait, nous fêtons, on va dire, votre « demi-départ »,  M. le Doyen…et ce après une dizaine d’années de prêtrise au sein de notre commune…

Dix années de prêtrise, Mesdames et Messieurs, je le disais déjà dimanche passé lors de la petite fête donnée à Rienne en l’honneur du départ de Philippe Huberty, dix années de prêtrise, ce sont bien évidemment dix années égrenées au rythme des différentes fêtes religieuses de l’année liturgique, fêtes qu’il faut à chaque fois préparer, renouveler, dynamiser et bien sûr célébrer ensuite en un joyeux point d’orgue en l’honneur de celui pour lequel le prêtre a décidé de consacrer sa vie.

Ce sont également dix années de célébration des différents sacrements de l’église, avec à chaque fois, j’imagine, son lot intense d’émotions …En dix années, combien de baptêmes, de communions petites et grandes, combien de mariages célébrés par vous, M. le Doyen, dans les différentes églises de notre commune.  Des centaines sans doute, sur l’ensemble de vos quatre paroisses.  Evidemment, ainsi va la vie, ces dix années vous les aurez également passées à réconforter vos paroissiens lors des décès de leurs proches, le tout à chaque fois avec une sobriété et une justesse toute personnelle.

Mais dix années de prêtrise, dans votre cas M. le Doyen, ce sont aussi dix années de cérémonies patriotiques célébrées dans votre belle église de Gedinne, la plus vieille de la Commune faut-il le rappeler, sa vielle tour ayant plus de mille ans.  Dix années de prêtrise donc, M. le Doyen, cela aura été pour vous, dix années de Relais Sacrés, de Te Deum pour la Fête du Roi, de Te Deum en l’honneur de la Fête Nationale, dix années de messes de Sainte Barbe et de Sainte Cécile, dix années à recevoir les édiles communaux que nous sommes, dans  une église à chaque fois toute remplie des drapeaux des Anciens Combattants des différentes sections et une église toute vibrante d’un l’hymne national joué tantôt par l’Harmonie de Gedinne, tantôt par un orgue dont notre commune peut justement s’enorgueillir de posséder.

 Mesdames et Messieurs, le départ d’un prêtre revient sans aucun doute à tourner une page très singulière de l’histoire d’une Commune et cela vu l’implication importante de tout prêtre au sein de la vie de sa paroisse et par là, au sein de la vie communale.  En effet, à l’image du docteur, du pharmacien ou du bourgmestre, le prêtre reste et restera encore très longtemps, j’imagine, une des figures emblématiques d’un village.

Eh oui, Mesdames et Messieurs, le départ de M. le Doyen en tant que prêtre de notre commune, c’est une page vraiment très particulière et très sympathique de notre commune qui se tourne… Mais derrière cette page, de nouvelles pages se dessinent… Des pages que l’on espère, aussi singulières et riches d’émotions, que celles écrites pendant une dizaine d’années par M le Doyen. 

Si Philippe Huberty s’en est allé pour des paroisses un peu plus au sud de notre pays, M. le Doyen lui, vous le savez, s’en va vers une autre commune à quelques encablures à peine de la nôtre. 

Mais d’autres prêtres, Anastas et Chrétien, nous sont arrivés plein d’enthousiasme, prêts à relever le défi de, non pas remplacer leurs prédécesseurs, mais de remplir le rôle de prêtre dans les paroisses de notre commune, chacun à leur manière, chacun avec leur émotion, leur personnalité et leur enthousiasme.

Et c’est donc également à eux que s’adresse cette petite fête. Et plus particulièrement à vous, Anastas, vous qui avez donc célébré officiellement votre première messe à Gedinne ce dimanche.  En ma qualité de bourgmestre de Gedinne, je vous souhaite une foule de très bons moments de vie dans notre Commune.  Nous serons sans nul doute appelé régulièrement à nous rencontrer, tantôt pour des questions de budgets et de comptes de Fabrique d’églises, tantôt sans doute pour des problèmes d’ordre humain et tantôt pour de simples problèmes techniques, tel que par exemple, ces derniers jours, la présence de jolies et gentilles chouettes effraies dans votre grenier…

Plus sérieusement, je vous remercie tous ici présents, tant au nom de la Commune qu’au nom des Fabriques d’Eglise de Gedinne, Houdremont, Louette Saint-Pierre et Louette Saint-Denis.  Merci pour votre présence à cette double fête, fête d’au-revoir d’une part et fête d’accueil plein d’espoir d’autre-part.

Mesdames et Messieurs, M. le Doyen, Anastas, que cette fête vous soit douce et agréable.

Merci de m’avoir écouté.